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Les actualités de votre Association nationale de défense des malades, invalides et handicapés

Triste anniversaire !

Le 11 février 2005, le Parlement votait la loi censée rénover et améliorer la politique à l’égard des personnes dites handicapées.

13 ans plus tard, sur tous les plans, le constat est accablant !

L’obligation de mise en accessibilité des établissements recevant du public est très largement contournée tandis que le Gouvernement remet en cause en ce moment même les critères, déjà insuffisants, d’accessibilité du cadre bâti neuf d’habitation cherchant, pour satisfaire les principaux lobbies de l’immobilier, à revenir aux dispositions ségrégatives des années 60/70 que l’on croyait définitivement disparues.

Le nombre de travailleurs dits handicapés au chômage a augmenté ainsi que la période sans travail subie.

– Le montant des ressources accordé aux personnes dans l’incapacité de travailler n’a pas été augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron et reste toujours très inférieur au seuil de pauvreté, tandis que le Gouvernement prévoit de surcroît de supprimer le premier complément d’AAH prévu pour la centaine de milliers de personnes en plus grandes difficultés encore, et de réduire à une baisse drastique le second complément pour quelques milliers d’autres personnes.

– Le financement des aides humaines et techniques nécessaires à l’accompagnement de la vie quotidienne via « la prestation de compensation du handicap », déjà très insuffisant en 2005, ne cesse d’être revu à la baisse, que ce soit par le Gouvernement au plan national ou par les Conseils Départementaux au plan local.

– Les établissements et services médico-sociaux, déjà lentement asphyxiés au fil des ans avec pour conséquence iciou là un développement de la maltraitance institutionnelle, se voient concurrencés frauduleusement par une formule d’hébergement « low-cost », malignement dénommée « habitat inclusif », qui va à l’encontre de la maîtrise par les personnes de leur propre vie au mépris de leur citoyenneté généreusement proclamée urbi et orbi.

L’A.M.i comme l’ANPIHM condamnent cette politique initiée depuis 3 quinquennats déjà et appellent le Mouvement associatif à se mobiliser pour ne plus accepter l’inacceptable.